- J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à propos de ma peinture, j'ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir !... Et puis j'ai eu un flash, après je me suis paisiblement endormi et depuis je n'ai plus pensé à toi. Tu sais ce que j'ai compris ?
- Non.
- Tu n'es qu'un gosse ! Tu parles sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles.
- Merci beaucoup
- Pas d'quoi... Tu n'es jamais sorti de Boston ?!
- Non
- Si j'te dis de me parler d'art, tu vas me balancer un condensé de tous les livres sur le sujet. Michel Ange, tu sais plein de trucs sur lui, sur son oeuvre, sur ses choix politiques, sur lui, sur le pape, ses tendances sexuelles, tout le bazar quoi. Mais j'parie que ce qu'on respire dans la chapelle Sixtine tu connais pas ! Tu peux pas savoir ce que c'est que de lever les yeux vers le magnifique plafond, tu sais pas !
Si j'te dis de me parler des femmes que tu as le plus aimé, il t'es peut-être même arrivé de baiser quelques fois. Mais tu ne sauras pas me décrire ce que c'est que de te réveiller près d'une femme et de te sentir vraiment heureux. Tu es un coriace. Si je te faisais parler de la guerre, c'est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche mes amis... » Mais tu n'as pas vécu la guerre. Tu n'as jamais tenu contre toi ton meilleur ami, tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore. Si je te fais parler de l'Amour, tu vas probablement me dire un sonnet.
Mais tu n'as pas connu de femmes devant qui tu t'es senti vulnérable. Une femme qui t'aies étalé d'un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi, pour t'arracher une profondeur d'enfer. Mais tu ne sais pas ce que c'est que d'être son ange à elle ! Et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel et survivra à tout. Même au cancer.... Et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital pendant des mois, en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'as pas l'intention de te plier aux heures de visite. Tu ignores ce que c'est que de perdre quelqu'un ; parce que l'on ne connaît ça que quand on sait aimer plus que l'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu aies jamais osé aimer à ce point. Quand j'te regarde, ce n'est pas un homme intelligent et solide que je vois ; ce que je vois c'est un gosse culotté, qui meurt de trouille. Mais tu es un génie Will, ça personne ne le nie. Personne ne pourrait comprendre ce qui est au fond de toi. Mais toi tu présumes que tu sais tout de moi parce que tu as vu une toile que j'ai peinte, et ça, ça te permet de disséquer ma vie. Tu es orphelin n'est ce pas ! Tu crois que je sais quelque chose des difficultés que tu as rencontré dans la vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es, sous prétexte que j'ai lu Oliver Twist ? Est-ce que ça suffit à te résumer ? Personnellement, j'en ai vraiment rien à foutre de tout ça, parce que je vais t'dire, je n'ai rien à apprendre de toi que je ne lirais pas dans n'importe quel bouquin. A moins que tu ne veuilles me parler de toi, de qui tu es. Là ça m'intéresse, là je suis à toi. Mais c'est pas ce que tu veux faire hein vieux ! Tu as trop peur de ce que tu pourrais dire... La balle est dans ton camp.
- Non.
- Tu n'es qu'un gosse ! Tu parles sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles.
- Merci beaucoup
- Pas d'quoi... Tu n'es jamais sorti de Boston ?!
- Non
- Si j'te dis de me parler d'art, tu vas me balancer un condensé de tous les livres sur le sujet. Michel Ange, tu sais plein de trucs sur lui, sur son oeuvre, sur ses choix politiques, sur lui, sur le pape, ses tendances sexuelles, tout le bazar quoi. Mais j'parie que ce qu'on respire dans la chapelle Sixtine tu connais pas ! Tu peux pas savoir ce que c'est que de lever les yeux vers le magnifique plafond, tu sais pas !
Si j'te dis de me parler des femmes que tu as le plus aimé, il t'es peut-être même arrivé de baiser quelques fois. Mais tu ne sauras pas me décrire ce que c'est que de te réveiller près d'une femme et de te sentir vraiment heureux. Tu es un coriace. Si je te faisais parler de la guerre, c'est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche mes amis... » Mais tu n'as pas vécu la guerre. Tu n'as jamais tenu contre toi ton meilleur ami, tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore. Si je te fais parler de l'Amour, tu vas probablement me dire un sonnet.
Mais tu n'as pas connu de femmes devant qui tu t'es senti vulnérable. Une femme qui t'aies étalé d'un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi, pour t'arracher une profondeur d'enfer. Mais tu ne sais pas ce que c'est que d'être son ange à elle ! Et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel et survivra à tout. Même au cancer.... Et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital pendant des mois, en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'as pas l'intention de te plier aux heures de visite. Tu ignores ce que c'est que de perdre quelqu'un ; parce que l'on ne connaît ça que quand on sait aimer plus que l'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu aies jamais osé aimer à ce point. Quand j'te regarde, ce n'est pas un homme intelligent et solide que je vois ; ce que je vois c'est un gosse culotté, qui meurt de trouille. Mais tu es un génie Will, ça personne ne le nie. Personne ne pourrait comprendre ce qui est au fond de toi. Mais toi tu présumes que tu sais tout de moi parce que tu as vu une toile que j'ai peinte, et ça, ça te permet de disséquer ma vie. Tu es orphelin n'est ce pas ! Tu crois que je sais quelque chose des difficultés que tu as rencontré dans la vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es, sous prétexte que j'ai lu Oliver Twist ? Est-ce que ça suffit à te résumer ? Personnellement, j'en ai vraiment rien à foutre de tout ça, parce que je vais t'dire, je n'ai rien à apprendre de toi que je ne lirais pas dans n'importe quel bouquin. A moins que tu ne veuilles me parler de toi, de qui tu es. Là ça m'intéresse, là je suis à toi. Mais c'est pas ce que tu veux faire hein vieux ! Tu as trop peur de ce que tu pourrais dire... La balle est dans ton camp.
[Will Hunting]
"...SOUVENT J'IMAGINE ETRE AILLEURS QU'ICI OU ON NOUS LAISSE LES MIETTES
J'AIMERAIS FERMER LES YEUX LES ROUVRIR ET Y ETRE !!!
DECROUVRIR D'AUTRES PERIMETRES..."
J'AIMERAIS FERMER LES YEUX LES ROUVRIR ET Y ETRE !!!
DECROUVRIR D'AUTRES PERIMETRES..."